juillet 22, 2017

Des probiotiques pour un été « déballonné »

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Crudités et fruits : bons mais gênants

 

La période estivale est propice aux changements de régimes alimentaires pour être belle sur la plage, pour se faire plaisir ou simplement parce que ce sont des aliments de saison. Les salades composées, les fruits et autres crudités occupent donc naturellement une plus grande place dans l’assiette.

 

Ces aliments sont évidemment bons pour la santé, en raison des fortes quantités de fibres non digestibles (non absorbées par l’organisme) qu’ils contiennent. On les appelle aussi des prébiotiques. En effet, elles permettent de favoriser les « bonnes » bactéries de la microflore intestinale et participent ainsi à son équilibre essentiel à l’assimilation des vitamines et minéraux, … mais aussi à l’effet barrière contre des infections courantes en raison d’un mauvais lavage des fruits et légumes,  de l’eau impropre, … (ex :gastro-entérites).

 

Mais bien que bénéfique, cet afflux massif de prébiotiques contenus dans les crudités, demande une « période d’adaptation » de la flore intestinale, période durant laquelle des effets indésirables se font souvent ressentir : ballonnements, gaz, transit perturbé, … .

 

 

Les prébiotiques : carburants des probiotiques

 

Pour les éviter en continuant de manger ces aliments « bons » pour la santé, il est conseillé de consommer des probiotiques. En effet, ces bactéries « amies », que l’on retrouve dans les compléments alimentaires sous le terme de « ferments lactiques », ont la capacité de renforcer la microflore, diminuer les troubles intestinaux, ainsi que de nombreux autres effets selon la souche choisie.

 

Ils ont surtout la propriété de dégrader les prébiotiques dont ils se servent comme « carburant » pour se multiplier et prospérer ; ils limitent ainsi les ballonnements et autres troubles causés par une forte consommation de fruits et crudités.

 

 

Les critères qualité des probiotiques

 

Il y a cependant des règles à respecter pour bien chosir un produit à base de probiotiques (ferments lactiques) :

 

  • Une concentration suffisante : si quelques milliards suffisent pour un enfant (plus d’1 milliards par jour), les comités d’experts (ANSES, EFSA, …), les études cliniques et surtout les retours des professionnels de santé confirment que des doses quotidiennes supérieures à 10 milliards de CFU (ou UFC : unité formant des colonies) sont nécessaires pour assurer des effets significatifs sur les troubles intestinaux d’un adulte(1). On parle de dose-dépendance.

 

  • Plusieurs genres différents : les probiotiques sont des « cousins » des bonnes bactéries de notre intestin, c’est-à-dire des mêmes genres. Les scientifiques considèrent que sur les 7 genres bactériens, quatre sont des probiotiques : les bifidobacteries (bifidobacterium ou bifidus), les lactobacilles (lactobacillus), les strepocoques (streptococcus), les lactocoques (lactococcus). Ils sont plus ou moins présents selon la région de l’intestin : les streptocoques dans le duodénum, les lactobacilles dans le petit intestin, les bifidobactéries dans le côlon(2). Pour maintenir efficacement la flore, il faut donc apporter plusieurs genres dans le même produit.

 

  • Résistance à l’acidité gastrique et à la bile : les probiotiques sont de micro-organismes vivants, en dormance (lyophilisé) dans les produits, qui s’activent (se revivifient) en milieu humide et se multiplient à 37°C, c’est-à-dire les conditions du corps humain. Ils sont donc soumis au passage de l’estomac avant d’arriver sur leur lieu d’action (la flore intestinale). Il faut donc s’assurer de sélectionner les plus résistants à l’acidité gastrique (entre pH 2 et 5 selon l’activité) et aux sels biliaires.

 

  • Des souches documentées : la résistance et les effets des probiotiques dépendent des souches sélectionnées et de leur association. Une souche probiotique est une unité bactérienne spécifique qui, en se multipliant, donne des colonies agissant sur différents aspects de la santé. Elles sont identifiées par des codes (lettres et chiffres) après le dénomination des espèces. Par exemple, il existe de nombreuses souches de l’espèce Lactobacillus reuterii mais seule la souche GG a fait l’objet de nombreuses études cliniques prouvant son efficacité sur les troubles intestinaux et l’immunité (3). On parle de souche-dépendance. La plupart des fabricants indiquent les codes des souches sur les emballages mais d’autres ne mettent que l’espèce, ce qui ne présente aucun n’intérêt et confirme que ce sont des souches sans études et donc sans efficacité prouvée ou garantie d’une bonne résistance.

 

Pour en savoir plus sur le produit Albarelle Microflore, cliquez ici. 

Mélanie R.

Expert micronutrition Apotika

(1) AFSSA (ANSES) Rapport 2005, Saxelin et al., 1995

(2) Salminen et al., 1998

(3) Vanderhoof, et al., 1999., Arvola, et al,.1999

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