septembre 8, 2017

« La maman, le bébé et l’instituteur » : les 3 immunités de l’organisme.

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Une fois sorti de ce cocon doux et aseptisé qu’est le « ventre » de sa mère, le nouveau-né est en proie aux agressions du monde extérieur … et en premier lieu les microbes en tout genre.

Son organisme doit alors pallier à l’urgence, apprendre à se défendre et surtout se souvenir des agents responsables de l’infection pour les bloquer lors de leur prochain passage. C’est ce qu’on appelle le système immunitaire.

Celui-ci peut se résumer en 3 catégories ou plutôt 3 niveaux de défenses :

 

A. La barrière naturelle : le cadeau de la maman.

La première défense du nouveau-né contre les infections, c’est la peau et les muqueuses avec l’aide d’un ecosystème y résident : les microflores et surtout la microflore intestinale. L’intestin est en effet la plus grande surface de contact avec notre environnement (300 à 400 mètres carrés, soit plus de deux terrains de tennis). La microflore y est donc très développée chez un adulte (100 000 milliards, soit 10 fois plus que toutes les cellules du corps humain). Cependant, l’enfant en est dépourvu in utero ; c’est le passage par les voies naturelles (vagin) de sa mère qui lui permet de se constituer une base pour bloquer les premières attaques et assurer d’autres fonctions (assimilation des nutriments).  Cette flore « primitive », qui servira ensuite pour construire sa microflore adulte (acquise vers 2/3ans), est constituée essentiellement de bifidobactéries (connues sous le nom vulgarisé de bifidus). La communauté scientifique lui a donné le nom de « flore bleue ».

Cette microflore va ensuite s’enrichir d’autres bactéries, champignons et levures « amis » mais aussi d’autres potentiellement dangereux. D’où l’intérêt de préserver l’équilibre (ou eubiose) de la microflore, c’est-à-dire une majorité de bactéries « amies » pour maintenir un effet barrière efficace.

 

B. L’immunité innée: celle des bébés.

Néanmoins, la flore bleue des enfants ne peut garantir une protection totale, ni même la microflore adulte car elle ne protège qu’au niveau de l’intestin. Il faut donc lutter contre les microbes qui franchissent cette première barrière.

Pour cela, le petit enfant a hérité génétiquement d’une « première ligne » de cellules immunitaires réactives mais dont l’action est générale (non spécifique) et de courte durée. On peut citer les macrophages et les lymphocytes B patrouillant dans tout l’organisme à la recherche d’intrus. Cette immunité est visible par chacun puisqu’elle est responsable d’inflammations notamment cutanées (ex: coupures).

Le rôle de cette immunité innée est à la fois de contenir l’invasion tout en donnant l’alerte au reste du système immunitaire.

 

C. L’immunité acquise : les leçons de l’instituteur.

Quand on s’est fait agresser par quelqu’un, on s’en souvient et on fait attention quand le croise de nouveau. C’est la même chose pour l’organisme. En effet, le système immunitaire enregistre les caractéristiques d’un agent infectieux contre lequel il a eu du mal à lutter (ex: varicelle) et fabrique des cellules et anticorps spécifiques spécifiques contre cette maladie. Ceci permet à l’organisme d’être plus réactif et plus efficace.

C’est d’ailleurs de la compréhension de cette immunité acquise (ou spécifique) qu’est née la vaccination : on présente des morceaux de micro-organismes (ex: virus de la grippe) au système immunitaire pour qu’il le mémorise et fabrique en prévention des cellules spécifiques.

Ces 3 mécanismes de défense sont interconnectés. Ils dépendent de nombreux facteurs et certains nutriments peuvent les aider à maintenir leur efficacité; en particulier :

  • Les probiotiques (ferments lactiques) renforcent la barrière naturelle, et plus généralement le système immunitaire. En l’occurence, la souche Lactobacillus reuterii GG a prouvé cliniquement qu’elle améliorait l’efficacité du vaccin contre la grippe (1). En savoir plus sur les probiotiques.

 

  • La vitamine C est protège les cellules (propriétés anti-oxydantes) et intervient dans la fabrication des lymphocytes T ayant un rôle clé dans l’immunité acquise. Des études ont notamment montré que la vitamine C pouvait avoir un effet préventif sur les rhumes (2) pour une certaine population. Mais c’est son rôle clé dans de nombreuses dans de nombreuses fonctions de l’organisme qui en fait la vitamine de « la bonne santé »  et donc de l’immunité.

 

  • Le sélénium n’est pas fabriqué par l’organisme et la population est carencé de cet oligo-éléments notamment en raison de l’appauvrissement des sols et donc des cultures. Il permet de fabriquer en plus grande quantité des lymphocytes B qui produisent les anticorps (3). La forme en levure de sélénium (ou levure séléniée) est à ce jour la mieux absorbée par l’organisme (4).

 

Ecrit avec l’aimable collaboration du professeur M.Moreau.

Pour découvrir Albarelle Défenses à base de ferments lactiques, vitamine C et levure de sélénium, cliquez ici.

 

(1) Lisa E Davidson, and al., 2011

(2) Heimer KA, Hart AM, et al. 2009

(3) Ernahrungswissenschaft Z, 1998

(4) Rayman MP, 2004

 

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